La petite ville côtière d’Obock, dans le nord du pays, a accueilli cet afflux de réfugiés en provenance du Yémen en l’espace de quelques jours au début de l’escalade du conflit il y a un mois, a souligné mercredi José Barahona, coordonnateur résident des Nations Unies à Djibouti, lors d’un point de presse par visioconférence avec des journalistes à New York.
La plupart de ces personnes ont fui les bombardements qui ont touché leurs localités, notamment autour du port de Mokha, sur la côte ouest du Yémen. « Ils avaient vu des bombes tomber sur certaines maisons, les détruire et tuer des gens », a rapporté le responsable onusien, évoquant les témoignages recueillis auprès des nouveaux arrivants.
Plus de la moitié de ces réfugiés sont des enfants. Les autres sont majoritairement des femmes.
Les autorités locales, avec l’appui des Nations Unies, ont secouru les personnes débarquées à différents endroits de la côte ou retrouvées dans le désert, avant de les acheminer vers Obock.
Cette ville de quelque 20 000 habitants est déjà confrontée à d’importantes difficultés d’accès à l’eau et à la nourriture. Environ un quart de la population locale se trouve en situation d’insécurité alimentaire aiguë, selon les données citées par le coordonnateur résident.
Une « tempête parfaite » dans le nord
L’arrivée des réfugiés s’ajoute aux mouvements migratoires qui traversent régulièrement Djibouti. Chaque année, entre 250 000 et 300 000 migrants, principalement originaires des zones rurales d’Éthiopie, passent par le pays pour tenter de rejoindre le Yémen, puis l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe à la recherche de travail.
Mais l’aggravation du conflit au Yémen rend désormais cette traversée plus difficile. De nombreux migrants se retrouvent bloqués à Obock, dans des conditions précaires, parfois avec très peu d’eau et de nourriture.
Cette situation intervient alors que Djibouti a…
Auteur: Nations Unies FR
