Le Groenland, « vital » pour le « Dôme d’or » (Golden dome) des États-Unis ? C’est en tout cas ce qu’a affirmé mercredi 14 janvier Donald Trump, ajoutant que son pays avait « besoin » de cette île stratégique. Alors que les tensions se renforcent sur l’avenir du territoire semi-autonome – le Danemark actant un « désaccord fondamental » à l’issue d’une rencontre avec des représentants américains – c’est la première fois que le président républicain fait un lien direct entre sa volonté de posséder le Groenland et la construction du Dôme d’or.
Annoncé dès le 27 janvier 2025 dans un décret présidentiel, confirmé en mai, ce système de défense antimissiles tient son nom du « Dôme de fer » israélien, qui sert depuis 2011 à intercepter des missiles à courte portée. Contrairement à ce dernier, le Dôme d’or serait capable d’intercepter des missiles « même s’ils sont lancés de l’autre côté de la Terre et s’ils sont lancés depuis l’espace », avait précisé Donald Trump.
Or, un missile balistique intercontinental tiré vers les États-Unis passerait sans doute au-dessus du pôle, à proximité du Groenland, ce qui représente la route la plus courte, notamment depuis la Russie. Installer des capteurs au Groenland représente donc un intérêt non négligeable. L’objectif affiché du Dôme d’or est de mettre les États-Unis à l’abri des armes à longue portée de la Chine, de l’Iran, de la Corée du Nord et de la Russie. Il permettrait ainsi de rétablir le pouvoir de dissuasion du pays, un sujet cher au président américain.
Des technologies à inventer
Pour ce faire, les plans prévoient un réseau de technologies de « nouvelle génération » sur terre, en mer et dans l’espace, comprenant notamment des intercepteurs et des capteurs basés dans l’espace.
La principale innovation du projet repose sur le déploiement, en…
Auteur: Charlotte de Frémont

