Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump multiplie les annonces fracassantes et les revirements spectaculaires, suscitant de grandes incertitudes tant sur les marchés financiers, toujours prêts à surréagir et spéculer, que parmi les partenaires commerciaux des États-Unis. À contre-courant de l’architecture du commerce international, ces mesures marquent-elles « la fin de la mondialisation » ?
Pour Donald Trump, le 2 avril devait marquer le « jour de la libération » des États-Unis par l’introduction de droits de douane « réciproques » sur les importations de produits venant de dizaines de pays dans le monde.
Ces droits de douanes sont calculés de manière totalement fantaisiste. L’administration étasunienne a visiblement calculé le rapport entre le déficit commercial américain et le montant de leurs importations avec un pays tiers et a divisé ce nombre par deux pour obtenir le droit de douane à appliquer. Puis, ils ont été suspendus à peine une semaine plus tard, le 9 avril, pour 90 jours. Sauf pour la Chine, dont les exportations vers les États-Unis sont désormais annoncées comme taxées à hauteur de 145% de la valeur du bien.
Des droits de douane jamais vus depuis 80 ans
Le 11 avril, les douanes américaines ont néanmoins discrètement annoncé une nouvelle exemption sur de nombreux produits électroniques, dont les smartphones quelle que soit leur provenance. Soit l’équivalent de 12% des importations étasuniennes, dont un quart vient de Chine. C’est ce que l’on pourrait appeler « l’exemption Apple » qui soustrait au régime commun les multinationales technologiques américaines qui produisent hors du territoire fédéral.
Mais ce n’est pas la fin de l’histoire : moins de 48 heures plus tard, Trump a annoncé que ces mêmes produits technologiques se verraient appliquer les nouveaux droits de douane sur les semi-conducteurs qui doivent être annoncés prochainement : « Nous…
Auteur: Maxime Combes

