L’Union européenne montre ses muscles alors que Donald Trump a annoncé une hausse des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium. Le président des États-Unis a assuré vendredi 30 mai que ceux-ci passeront de 25 % à 50 % à partir de mercredi 3 juin.
Samedi 31 mai, une porte-parole de la commission européenne a indiqué que « si aucune solution mutuellement acceptable n’est trouvée », des « contre-mesures » européennes « prendront automatiquement effet le 14 juillet, voire plus tôt si les circonstances l’exigent ».
Lors d’une visite à une aciérie du géant de la métallurgie US Steel en Pennsylvanie, Donald Trump a expliqué qu’i voulait « davantage protéger » l’industrie sidérurgique aux États-Unis. Il a plus tard précisé, sur sa plateforme Truth Social, que la mesure entrerait en vigueur le 4 juin, et concernerait aussi l’aluminium. La surtaxe de 25 % qu’il avait mis en place en mars sur ces métaux touchait également leurs dérivés, comme les canettes. « Nos industries de l’acier et de l’aluminium vont être plus fortes que jamais », a-t-il écrit.
Un mur de nouvelles taxes
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a fait des droits de douane un des points cardinaux de sa politique : au fil des semaines, cette thématique, assortie de nombreuses menaces, apparaît comme un levier de négociation pour obtenir des concessions de l’extérieur, comme un moyen de défendre l’industrie nationale ou encore comme une source de nouvelles recettes publiques.
La hausse des droits de douane peut viser certains secteurs (acier, aluminium, automobile), certains pays (Chine, Canada, Mexique) ou encore avoir une visée universelle. Mais après avoir voulu ériger un mur de nouvelles taxes sur les produits entrant dans son pays, Donald Trump a dû faire en partie marche arrière.
Deux tribunaux de première instance aux États-Unis ont considéré cette…
Auteur: La Croix (avec AFP)

