Jusqu’où ira l’entreprise de destruction démocratique du président américain ? En campagne républicaine pour les élections de mi-mandat qui se dérouleront le 3 novembre, Donald Trump veut faire oublier que le pouvoir d’achat des ménages est au plus bas, sous le coup notamment de la flambée des prix du carburant après l’offensive conjointe de son pays et d’Israël en Iran. Quitte à conclure un accord sur le diesel avec Moscou, à exiger le départ de Volodymyr Zelensky. Et à mettre en danger la paix et la sécurité en Europe.
En interne, le redécoupage électoral engagé par plusieurs États républicains avant les midterms pour conserver une majorité au Congrès participe d’un détricotage institutionnel en cours. Un tel sapement de la représentativité s’accompagne de mesures et d’annonces au service des intérêts financiers du président américain, toutes délétères pour son pays et le reste du monde. Affaiblissement du multilatéralisme, climatoscepticisme, délégitimation systématique du travail journalistique, entraves à l’indépendance du pouvoir judiciaire : les indicateurs de la démocratie étasunienne sont en recul.
D’offensives en invectives, le trumpisme dessine à la hache les contours d’un pays inique, liberticide et autoritaire. Après la justification politique des chasses à l’homme perpétrées par l’ICE, la police fédérale de l’immigration américaine, cette lente dérive électoraliste et de conviction prend corps avec les annonces honteuses autour de la possible diffusion d’exécutions de détenus. Alors que certains républicains s’en désolidarisent déjà, le pape Léon XIV s’est élevé samedi contre l’indignité que constitue l’idée même de peine de mort, qu’il juge profondément « inadmissible ». Parce que les convictions humanistes sont au fondement de nos démocraties, le sursaut des citoyens américains est toujours à…
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