En collaboration avec Regards.
Donald Trump déteste beaucoup de choses (le wokisme, les losers ou les étrangers – il en parle à longueurs de meetings). Mais il déteste tout autant le multilatéralisme. Lors de son premier mandat, affirmait devant l’ONU que « l’Amérique agira[it] toujours dans son propre intérêt ». Il avait sorti son pays de l’Unesco et des accords de Paris. Décisions sur lesquelles est revenues son successeur, Joe Biden.
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Pour tourner le dos au multilatéralisme, Donald Trump a une propre stratégie – qu’il applique autant au monde des affaires qu’à celui de la politique ou des relations internationales : au lieu d’accepter de n’être qu’une voix dans le concert des nations, il préfère s’engager directement dans un bras de fer d’homme à homme, en faisant peser sur son interlocuteur la puissance de son pays, autant fantasmée que réelle. Ce bilatéralisme viril lui évite les alliances et les règlements d’organisations qu’il abhorre.
Mais ce n’est pas son seul mode de dialogues et d’actions sur la scène internationale : Donald Trump aime aussi le transactionnel, éprouvé dans son passé entrepreneurial. Il négocie – voire troque – des soutiens contre des contrats, des cessez-le-feu contre des laissez-passer… Ce qui étonne voire choque, c’est la transparence avec laquelle il agit en la matière et la façon qu’il a de s’approprier des succès. Le dernier en date : le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
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Auteur: Pablo Pillaud-Vivien

