La nette victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle du 5 novembre, outre « un retour historique à la Maison Blanche, offre un nouveau départ pour l’Amérique et un réengagement puissant en faveur de la grande alliance entre Israël et l’Amérique. C’est une immense victoire », a très vite tweeté sur X Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien.
Après près de 400 jours de massacre de la population de Gaza et alors que les bombardements israéliens se poursuivent du sud au nord du Liban, l’extrême droite suprémaciste au pouvoir à Tel-Aviv se réjouit de la victoire de leur allié idéologique, politique, diplomatique, économique et militaire à Washington. Non que Joe Biden leur ait fait défaut, ne ménageant ni son soutien diplomatique inconditionnel – notamment aux Nations unies –, ni l’aide économique et militaire des États-Unis à Israël, ni la répression contre tout mouvement de solidarité avec le peuple palestinien et ses droits individuels et nationaux, en particulier dans les universités.
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Non que Kamala Harris ait envisagé de dévier d’une telle orientation, en dépit des critiques massives dans le camp démocrate, et ce qui lui a probablement fait perdre une partie de ses potentiels électeurs. Mais pour l’extrême droite israélienne, la victoire de Donald Trump ressemble plus encore à une garantie de coopération à leur volonté d’effacement de la présence palestinienne – ou à tout le moins des droits du peuple palestinien sur la terre de Palestine –, de conquête territoriale, d’écrasement de toute forme de résistance dans toute la région, voire d’affrontement direct avec l’Iran.
Soutien indéfectible de Kamala…
Auteur: Isabelle Avran

