Donald Trump, un allié encombrant pour le Rassemblement national ?

Une fascination longtemps assumée. Le 9 novembre 2016, au lendemain de la première élection de Donald Trump, Marine Le Pen ne cachait pas sa satisfaction. « J’ose répéter ici que l’élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour notre pays », déclarait alors la présidente du Front national, saluant la victoire d’un candidat élu « contre un système installé ». Pour une partie de l’extrême droite française, le trumpisme incarnait alors la démonstration qu’une conquête du pouvoir était possible par les urnes, sur fond de rejet des élites, de souverainisme et de discours anti-immigration.

Invitations de Steve Bannon au congrès du Rassemblement National en 2018, déplacements de cadres du parti dans les cercles conservateurs américains, propos élogieux répétés durant le premier mandat : la proximité était visible, traduite par plusieurs gestes symboliques. « Dire aujourd’hui qu’ils n’ont jamais été trumpistes est excessif », analyse Jean-Yves Camus, politologue spécialiste des nationalismes et des extrêmes droites. « Quand on est totalement extérieur au trumpisme, on ne cherche pas à rencontrer Donald Trump avant son élection, on n’entretient pas de relations avec son entourage, on n’envoie pas de représentants à ses cérémonies d’investiture. Il y a eu une réelle empathie, liée au fait qu’il renversait l’establishment. »

Un second mandat plus difficile à assumer

Neuf ans plus tard, le retour…

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Auteur: Emma Bador-Fritche

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