Désintox d’une rafale de fake news au sommet de l’État comme dans les médias
En temps de guerre, les militaires ont théorisé la mise en œuvre de «psy-op», c’est-à-dire d’opérations psychologiques pour déstabiliser l’ennemi, l’isoler, le démoraliser, et globalement détruire le rapport au réel. Les psy-ops sont très efficace, la propagande étant une arme à part entière dans un conflit.
Les médias, l’extrême droite et le gouvernement se sont ligués ces derniers jours pour multiplier les opérations psychologiques avec deux objectifs : salir et isoler le mouvement lycéen d’abord, légitimer la répression ensuite.
Jet d’acide sur une lycéenne ?
Premier énorme mensonge : le 28 septembre, Frontières, l’organe de presse néofasciste, parle d’une «lycéenne blessée par un jet d’acide» à Saint-Denis lors du blocage du lycée Paul Éluard. Une information reprise par Cnews dans la foulée. La méthode est particulièrement perverse : alors que le gouvernement blesse gravement de nombreux lycéens, l’idée qu’une jeune femme aurait été brûlée à l’acide est destinée à frapper les esprits, et à effacer complètement les vraies victimes, celles de la police. Et ça fonctionne : comme il y a désormais une canal direct entre la presse d’extrême droite et les communicants macronistes, le 29 septembre, le Premier ministre lui-même tweete sur la lycéenne «blessée à l’acide chlorhydrique» pour attaquer la France Insoumise.
Mais tout est évidemment faux. L’avocate Elsa Marcel, élue de Saint-Denis, s’est rendue sur place et a «enquêté et discuté avec des personnels du lycée Paul Éluard». Elle écrit que l’équipe de l’établissement lui a «confirmé, preuve à l’appui, que le récit sur un jet ‘d’acide chlorhydrique’ par des ‘agresseurs’ était une invention totale du gouvernement et de l’extrême-droite» et ajoute : «Il faut que cette…
Auteur: B
