Ce lundi 22 septembre devrait entériner la reconnaissance d’un État de Palestine par la France à l’ONU. Cette décision politique voulue par Emmanuel Macron, a retenu l’approbation de plusieurs figures de gauche, certaines d’entre elles ayant décidé de hisser le drapeau de la Palestine sur le fronton des mairies qu’elles dirigent.
Ces réactions ont toutefois déplu à Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur, qui a sommé les édiles de retirer les drapeaux avec le concours des préfets sous ses ordres. Pourtant, à l’instar de Jacqueline Belhomme, maire communiste de Malakoff (Hauts-de-Seine), certains élus se sont opposés aux injonctions du ministère de l’Intérieur, jusqu’à parfois être convoqués par le tribunal administratif.
A midi, ce jour, 52 communes avaient hissé le drapeau palestinien malgré l’interdiction édictée par le ministre (chiffres du ministère de l’Intérieur), parmi lesquelles Nantes, ville socialiste à la tête de laquelle se trouve Johanna Rolland. Cette dernière justifie son geste sur X, déclarant que sa municipalité « accompagne une décision historique de la République française ». Quelles sont les règles qui encadrent le pavoisement sur les frontons des mairies ?
« Neutralité des services publics »
En 2005, un avis du Conseil d’Etat condamnait le hissage d’un drapeau indépendantiste sur la devanture de la mairie martiniquaise de Sainte-Anne. La juridiction administrative suprême…
Auteur: Gauthier Dufossez

