Les sénateurs ont rejeté lors d’un vote solennel, ce mercredi 28 janvier, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Avec 181 voix contre et 122 pour, la Chambre haute s’est prononcée contre ce texte, vidé d’une partie de ses dispositions clés à l’issue d’un examen houleux en séance la semaine dernière. « Au terme des débats, nous aboutissons à un texte à l’opposé de la copie de l’Assemblée nationale. Les dispositions introduisant l’euthanasie et le suicide assisté ont disparu au profit de ce que l’on peut appelé la création d’un droit opposable au soulagement de la douleur », a résumé la sénatrice LR Frédérique Puissat depuis la tribune.
Un « texte fantôme », « désarticulé », à la « rédaction incohérente et inapplicable »… Sa collègue socialiste Marie Pierre de la Gontrie n’a pas mâché ses mots, estimant que « la version finale de la proposition de loi avait implosé » à l’issue des débats. « La seule liberté qui aura été défendue ici, c’est celle de refuser de trouver une porte d’entrée juridique à un droit plébiscité par 75 % des Français », a taclé le sénateur Renaissance Xavier Iacovelli. « Notre chambre ne sort pas forcément grandi de cette séquence », a-t-il déploré.
L’écologiste Anne Souyris a pointé un « sabotage minutieux », orchestré selon elle par la droite. L’élue a voulu dénoncer « le vote d’amendements impertinents, les…
Auteur: Romain David

