Depuis l’incarcération d’un des policiers de la Bac Sud de Marseille par un juge d’instruction, une vague d’indignation se répand : des policiers se mettent en arrêt maladie à Marseille, Paris, Avignon… Et le mouvement semble s’étendre – Le Directeur de la Police Nationale, Frédéric Veaux (qui décidément porte bien son nom) et Laurent Nunez, Préfet de Police de Paris s’indignent : un policier, quelque soit le forfait dont il est accusé, ne devrait jamais aller en prison !
Difficile de ne pas s’indigner devant une revendication aussi radicale : ni plus ni moins que la revendication policière d’un droit au crime raciste et à la ratonnade ! Une grande partie des politiques l’a souligné, et même Emmanuel Macron a rappelé de manière très polie et embarrassée que la loi était censée s’appliquer à tout le monde, y compris aux policiers (ceux-ci étant la seule catégorie sociale que Macron n’écrase pas de son mépris – à se demander pourquoi…)
Mais il importe de se poser la question de comment a-t-on pu en arriver là ? Comment, à la suite de ce qu’il faut qualifier de ratonnade raciste, et d’une tiède action de la justice (placer en détention une personne accusée de tentative de meurtre), des policiers et des hauts fonctionnaires républicains en viennent à revendiquer un droit à la tentative de meurtre pour les policiers ?Revenons-en aux faits. Même pour un grand défenseur de l’ordre républicain, ils sont inqualifiables : des policiers voient un passant, lui tirent une balle en plastique dans la tête au point de fracturer sa boite crânienne et, alors qu’il gît sur le sol, les policiers de la Bac marseillaise (devenus les héros de la fable policière réactionnaire « BAC NORD », réalisée par Cédric Jimenez) le tabassent pendant cinq longues minutes et le laissent pour mort. Un tel comportement assimile les policiers…
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Auteur: Le Poing

