Combien coûte à la France sa politique du droit d’asile ? C’est le sens de la mission d’information menée par la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu, dont les conclusions ont été adoptées le 9 juillet par la commission des finances. Son rapport dresse une revue des dépenses, de la gestion des dossiers à l’hébergement des demandeurs, et formule huit propositions pour limiter la facture et, par là même, restreindre les conditions d’accès au statut de réfugié ou à la protection subsidiaire. Un dispositif « dévoyé », tendant « à devenir une voie d’immigration comme une autre », regrette cette proche de Bruno Retailleau, fidèle à sa ligne de fermeté en matière d’immigration.
Résultat des comptes, le coût de l’asile s’élève en 2025 à 1,85 milliard d’euros, en augmentation sur les dix dernières années. Un chiffre « minimum » puisqu’en sont exclues les dépenses médicales ou de scolarisation. La hausse s’explique en grande partie par la croissance des demandes d’asile, qui ont quasiment doublé entre 2015 et 2024, passant de 80 000 à 154 000, avant de légèrement refluer en 2025. Mais le coût grimpe encore plus vite : il a bondi de 19 % entre 2019 et 2024, quand le nombre de demandeurs augmentait de 16 % sur la même période.
Marges de manœuvre
Des marges de manœuvre existent, indique le rapport. À commencer par l’hébergement des réfugiés et des demandeurs d’asile, qui compte pour…
Auteur: Christian Mouly

