Et de neuf ! Principal enseignement des élections sénatoriales ce week-end : l’arrivée d’un neuvième groupe politique au Sénat, après la percée historique réalisée dimanche par le Rassemblement national et son allié l’UDR. Pour l’heure, le nombre exact d’élus que comptera cette nouvelle formation n’est pas encore connu. L’étiage se situerait autour de 14 sièges. À titre de comparaison, le groupe Les Républicains, prédominant au Sénat, devrait en compter entre 124 et 126. Les socialistes, qui forment le premier groupe d’opposition, seraient 62 élus selon nos estimations.
Marine Le Pen et Éric Ciotti ont fait savoir qu’ils comptaient aussi sur le ralliement de quelques sénateurs LR dans les prochains jours, séduits par la force d’attraction de ce nouveau pôle à l’extrême droite de l’hémicycle. La taille des groupes qui siègent dans l’hémicycle n’est pas qu’une question de symbole et d’égo politique. En effet, les groupes disposent d’un ensemble de moyens et de prérogatives, en partie déterminés par leur importance numérique, ce qui leur permet d’intervenir directement dans l’organisation des travaux de la Haute assemblée, et par conséquent dans le processus législatif. Explications.
Organisation des travaux du Sénat
Les groupes politiques se forment ou se reforment après chaque renouvellement, en fonction des familles politiques représentés à la Chambre Haute. Cette année, les sénateurs…
Auteur: Romain David
