Le président américain Donald Trump a doublé la mise mercredi 4 juin sur les importations d’acier et d’aluminium, en portant les droits de douane sectoriels à 50 %, alors que les négociations avec plusieurs partenaires commerciaux des États-Unis doivent se tenir dans la journée à Paris.
Dans un décret publié mardi et entré en vigueur à 00 h 01 heure locale, le locataire de la Maison-Blanche a justifié cette hausse par la volonté de « s’assurer que (les importations) ne mettront pas en péril la sécurité nationale ».
Pression avant les négociations
« Même si les droits de douane imposés jusqu’ici ont apporté un soutien essentiel aux prix sur le marché américain, ils n’ont pas permis à ces industries de développer et de maintenir un taux d’utilisation des capacités de production qui soit suffisant pour leur pérennité et au regard des besoins de la défense nationale », a justifié le texte du décret.
L’acier et l’aluminium ont été le premier secteur concerné par les droits de douane voulus par Donald Trump, avec l’entrée en vigueur d’une surtaxe de 25 % le 12 mars, dans la volonté affichée d’inciter aux investissements dans le pays.
Et ces droits de douane sectoriels, appliqués également à l’automobile avant de s’étendre prochainement aux produits pharmaceutiques et aux semi-conducteurs, sont les seuls à ne pas avoir été bloqués par une récente décision de justice, qui a visé les droits de douane appliqués sans distinction.
Une nouvelle poussée de fièvre tarifaire qui intervient alors que le représentant de la Maison-Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, doit rencontrer le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, en marge d’une réunion de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui doit s’achever mercredi.
Des discussions crispées, alors que Donald Trump a menacé l’UE de 50 % de surtaxe, accusant…
Auteur: La Croix (avec AFP)

