Le commissaire européen à l’Economie Valdis Dombrovskis espère qu’un accord sera conclu au plus vite avec les Etats-Unis sur les droits de douane que souhaite imposer Donald Trump. « Plus vite nous parviendrons à un accord, mieux ce sera, car cela lèvera l’incertitude qui entoure ces questions tarifaires », a-t-il expliqué mardi 8 juillet devant la presse à Bruxelles.
L’Union européenne espère que les deux parties pourront s’entendre d’ici à mercredi bien que Washington ait repoussé leur mise en place effective des droits de douane au 1er août. Assen Slim, vice-président recherche à Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), professeur universités à l’INALCO et enseignant à l’ESSCA revient sur les enjeux de ces négociations.
Pourquoi les négociations sur les droits de douane entre l’Union européenne et les Etats-Unis peinent à aboutir ?
D’abord, il faut dire que ces négociations sont inédites du point de vue de l’histoire et du droit applicable. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous avons construit un cadre légal sur les droits de douane. Il y a d’abord eu les accords de Bretton Woods en 1944, le GATT (l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) en 1947 et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. Au sein de l’OMC, il y a une cour de règlement des différends. Ça ne s’est jamais vu qu’un Etat au centre du système commercial augmente…
Auteur: Stephane Duguet

