« On observe dans toutes les régions, un retour en force bien orchestré contre l’égalité des sexes », a déclaré Mme Haidar.
Cette offensive se manifeste par une érosion des droits en matière de santé sexuelle et reproductive, un rétrécissement de l’espace civique et des attaques contre les défenseuses des droits humains. Elle s’accompagne d’une recrudescence des violences sexistes, hors ligne comme en ligne.
Face à ces reculs, l’ONU appelle à préserver le droit international et à respecter les engagements en matière de droits humains.
Les femmes face aux effets des crises
Conflits armés, régimes autocratiques, inégalités économiques et dérèglement climatique touchent de manière disproportionnée les femmes et les filles, a souligné Mme Haidar.
Ces crises se conjuguent et accentuent les vulnérabilités existantes, a précisé la présidente du CEDAW.
Andrea Ori, représentant du Bureau des droits de l’homme de l’ONU, a pour sa part décrit un monde de plus en plus polarisé et divisé, où certains acteurs cherchent à affaiblir le respect du droit international et les engagements en matière de droits humains.
« Les organes conventionnels opèrent dans un contexte mondial et politique en mutation rapide », a affirmé M. Ori. Ce contexte diffère profondément de celui qui prévalait lors de la création du premier de ces organes, il y a plus de soixante ans, a-t-il rappelé.
Face à ces pressions, il a appelé à soutenir le système des droits humains et ses organes conventionnels. La coopération multilatérale et les mécanismes universels de surveillance sont, selon lui, plus nécessaires que jamais.
M. Ori a souligné la nécessité d’adapter les mécanismes de protection des droits humains. Il a notamment rappelé le lancement, le 11 juin dernier, de l’Alliance mondiale pour les droits humains par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH).
Cette initiative vise à renforcer l’action collective…
Auteur: Nations Unies FR
