Il aurait pu dresser, une fois encore, l’inventaire des atrocités qui ensanglantent la planète. Mais, mercredi, au siège des Nations Unies, Volker Türk a préféré commencer par un constat inhabituellement optimiste.
Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, en conférence de presse (archive).
Selon le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, l’immense majorité de la population mondiale reste attachée aux droits fondamentaux, rejette la cruauté et s’oppose à un programme hostile aux libertés, dont il dénonce la progression coordonnée.
Le problème, a-t-il estimé devant un parterre de journalistes, n’est pas tant l’indifférence que l’isolement. Les citoyens qui aspirent à davantage de justice peinent à se reconnaître dans un mouvement collectif. C’est pour fédérer cette énergie dispersée que le responsable originaire d’Autriche a récemment lancé une Alliance mondiale pour les droits humains.
De la Serbie au Bangladesh, en passant par le Népal et Madagascar, il voit dans les mobilisations actuelles de jeunes contre la corruption et les inégalités la preuve que les droits humains demeurent une force de transformation politique. Une conviction qu’il oppose à la multiplication des violations et à l’affaiblissement des institutions censées les prévenir.
Israël sommé de changer de cap
Cette contradiction est particulièrement manifeste au Moyen-Orient. Interrogé sur le prochain gouvernement israélien, après les élections organisées dans le pays, M. Türk n’a pas ménagé ses mots.
« Ne poursuivez pas la politique actuelle de guerre en vous croyant au-dessus du droit international », a-t-il lancé à l’adresse des futurs dirigeants, estimant que cette attitude avait précisément caractérisé la période récente.
Le Haut-Commissaire a rappelé les…
Auteur: Nations Unies FR
