La crise du football français n’en finit plus. Voilà plusieurs années que les sénateurs alertent sur les problèmes de gouvernance du secteur. En octobre 2024, la sortie du rapport « Football business : stop ou encore ? » fait grand bruit. Dans le viseur des sénateurs Laurent Lafon (centriste) et Michel Savin (LR) : la Ligue de football professionnelle (LFP), son train de vie fastueux – difficilement justifiable quand les clubs français cumulent plus d’un milliard d’euros de dette -, ses conflits d’intérêts et ses choix contestables en matière de diffusion du championnat.
La ligue a-t-elle relevé la barre depuis ? Pour le savoir, la commission de l’éducation, de la communication et du sport du Sénat recevait, ce mardi 6 mai, Nicolas de Tavernost, nommé l’an dernier à la tête de LFP Media, filiale de la ligue en charge de vendre les droits télés de la ligue 1. L’heure du bilan pour celui qui a déjà annoncé son départ en fin de saison et l’occasion d’ausculter le grand chantier de son mandat : le lancement en septembre dernier d’une chaîne 100 % ligue 1 directement chapeauté par la ligue, faute de diffuseur.
Pour les clubs, des « revenus plus incertains que jamais »
Une « solution par défaut », reconnaît devant les sénateurs l’ancien patron de M6 et des Girondins de Bordeaux, qui n’a pas cherché à masquer les difficultés posées par cette situation unique en Europe. Car après les défections de DAZN…
Auteur: Christian Mouly

