Du 19 au 25 août 1944 : la dernière insurrection populaire victorieuse dans Paris


Grève générale, barricades et bataille rangée contre le fascisme : histoire


Cela fait aujourd’hui 82 ans. Le 19 août 1944, le peuple de Paris entamait la dernière mobilisation insurrectionnelle et armée qu’ait connu la France. Il s’agissait de se libérer du nazisme par en bas, sans attendre le renfort des alliés, et d’imposer un programme social ambitieux. Voici un rappel historique important, alors que l’antifascisme n’a jamais été autant diabolisé.

Depuis le mois de juin et le débarquement de Normandie, l’avancée des troupes de libération est suivie avec attention et impatience, dans un pays occupé et affamé par la guerre et l’Occupation. Les maquis grossissent grâce à l’afflux de jeunes fuyant le STO, les initiatives de la Résistance se multiplient, des sabotages ont lieu partout. Fin juillet en Dordogne, des résistants réalisent le plus gros casse de l’histoire : deux milliards de francs sont dérobés dans un train entre Périgueux et Bordeaux. Un braquage hors norme sans mort ni coup de feu, qui permet de nourrir les maquis et financer les actions. Il est pourtant méconnu, alors qu’il y aurait de quoi en faire un grand film.

À Paris, la Résistance est pauvrement équipée mais enthousiaste. Les victoires alliées suscitent une effervescence politique et sociale. Dans la capitale, les cheminots se mettent en grève le 10 août, suivis par les travailleurs du métro. Ils seront rejoints par les postiers. La police elle-même, sentant le vent tourner après avoir massivement collaboré, se met en grève. Le 15 août la CGT déclare la grève générale. Elle est effective le 18 août et suivie par d’autres ouvriers de la ville. Petit à petit, Paris est paralysée. Mais l’occupant nazi et ses alliés fascistes français, sentant la défaite approcher, multiplient les actes de barbarie et les exécutions sommaires. Des escarmouches armées ont lieu dans la capitale et dans sa…

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Auteur: B