Toulouse (Haute-Garonne), correspondance
En dépit de la répression policière, de l’absence de prise en compte des consultations publiques et des avis scientifiques, et malgré une décision de justice favorable à la poursuite du chantier fin décembre, les opposants à l’autoroute A69 poursuivent la lutte et croient toujours en une victoire finale.
« On ne lâche rien, on est très mobilisés mais aussi très fatigués par ces années de lutte, dit Geoffrey Tarroux, membre du collectif d’opposants La Voie est libre et habitant de Montcabrier, le long du tracé de l’A69. Malgré la décision de justice du 30 décembre autorisant la poursuite du chantier, on est très confiants quant à une victoire devant le Conseil d’État. »
Des dizaines d’hectares utilisés illégalement pour le chantier
Une bataille juridique loin d’être terminée selon les opposants, dont les espoirs sont largement nourris par une décision pénale du juge des libertés du 12 janvier, qui ordonne au concessionnaire Atosca de libérer les 46 sites qu’il occupait illégalement pour installer ses bases de vie, garer ses machines et entreposer des matériaux.
Selon le collectif La Voie est libre, qui s’est basé sur des documents édités par le concessionnaire lui-même, 88 hectares de parcelles seraient actuellement utilisés par le concessionnaire illégalement, hors de l’emprise initiale du chantier de l’autoroute.
« Cette décision remet en cause l’ensemble du dossier »
« Le fait que la justice pénale reconnaisse la gravité des faits est très important pour nous. Cette décision remet en cause l’ensemble du dossier et les conditions d’obtention de l’autorisation environnementale », défend Jean Olivier, coprésident des Amis de la Terre Midi-Pyrénées.
« Atosca a présenté un dossier trompeur pour obtenir l’autorisation environnementale et donc le droit de débuter le chantier en 2023. La reconnaissance de cette…
Auteur: Justin Carrette

