Montpellier a connu ce samedi 17 octobre une mobilisation que beaucoup comparent au CPE de 2006, avec au moins 40 000 personnes dans les rues. Menés par des lycéens en lutte depuis trois semaines et rejoints par des gilets jaunes « historiques », des syndicalistes et des paysans, les manifestants ont défilé jusqu’à la nuit tombée, sur fond d’affrontements, de magasins pillés et d’un sentiment partagé : celui d’écrire une page d’histoire
13 h 47, dans la rue de la Loge, le slogan “ACAB” résonne déjà depuis la place de la Comédie, où la foule s’entasse des marches de l’opéra jusqu’au bas de l’esplanade Charles-de-Gaulle. “Normalement, on voit ce monde une heure après le début d’un gros rassemblement, pas dix minutes avant”, se réjouit un cheminot syndicaliste. Une banderole sur laquelle on peut lire “le peuple vaincra” est déployée depuis un toit, la foule applaudit, en délire.
Une banderole sur laquelle on peut lire “le peuple vaincra” est déployée depuis un toit. (“Le Poing”)
À #Montpellier, une foule compacte s’amasse des marches de l’opéra jusqu’au début de l’esplanade Charles De Gaulle pour la manifestation du #17octobre . Un militant montpellierain d’une soixantaine d’année souffle « je n’ai jamais vu ça. » https://t.co/JznPV6B5nu
— Le Poing – Montpellier (@lepoinginfo) October 17, 2026
Et le 17 octobre n’échappe pas au traditionnel “quart d’heure montpelliérain” : alors qu’aux alentours de 14 h 50, le cortège, mené par les lycéens de Montpellier, a déjà rejoint l’arrêt de tram Observatoire depuis la gare, la foule continue de grossir sur la place de la Comédie. “Je crois que je n’avais pas vu autant de monde à Montpellier depuis 2006 pour le mouvement contre le CPE, où on a été jusqu’à 50 000 dans la rue”, souffle une manifestante. D’autres évoquent une affluence comparable aux grandes manifestations de 1995 contre le…
Auteur: Elian Barascud
