Il y a des journalistes qui disent que Javier Milei est anarcho-capitaliste. Ce terme est un non-sens. On ne peut pas être anarchiste et capitaliste enfin. Un peu de tenue s’il vous plaît.
On peut être libertaire (ou -tarien) et capitaliste oui, on peut être anarcho-punk, anarcho-autonome même si c’est un pléonasme, anarcho-paysan ou anarcho-sage-femme, mais pas anarcho-capitaliste. Parce que dans la démarche anarchiste on ne peut pas exploiter autrui.
Or le capitalisme c’est précisément exploiter la force de travail d’autrui et capter sa plue-value grâce à la détention des moyens de production. Sinon c’est juste du commerce. Donc l’anarchie est précisément l’opposé du capitalisme.
Egalité-Liberté-Solidarité, la France est un pays profondément anarchiste, toute son histoire révolutionnaire d’Asterix jusqu’aux aux Gilets jaunes l’atteste. Le devise de la France est une devise anarchiste.
Et Versailles me direz-vous ? Les seigneurs ? La royauté sacrée ?
De deux choses l’une : Le peuple ne concède l’idée de seigneurs et de rois que dans la mesure où il les élit, où il y a élection par la base. Mais pas une élection démocratique avec des votes, plutôt une élection sentimentale, une foule sentimentale quoi. C’est l’idée que certains sont plus reconnus parce qu’ils ont été résistantes ou braves ou chanteurs, ce qui leur confère de la célébrité et une forme d’élévation mais pas plus de pouvoir politique dans l’idée du peuple. C’est Jacques Brel et Asterix, Louise-Michel et l’Abbé Pierre. Par exemple. Dès qu’ils exercent du pouvoir autrement que pour défendre le peuple, ils deviennent tyrans aux yeux du peuple. Dans le même sac Johnny et Makhno ? Mais séparons le bon grain de l’ivraie tout de même me direz-vous ! Frère, le peuple s’en fout de la pureté. Le peuple c’est pas une personne, c’est une entité.
La…
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Auteur: dev

