Vous lisez la 5e partie de notre série d’été « L’aventure décarbonée ». Retrouvez ici tous les épisodes de nos séries d’été.
« Hey ! Je viens juste de trouver un café avec un bon wifi. Je suis prête pour l’appel ! » À quelques kilomètres du Cap — celui d’Afrique du Sud — Meryem Belkihel, 28 ans, descend de sa lourde bicyclette blindée de sacoches pour se reposer un peu, et accorder quelques minutes à Reporterre.
Elle a dû rouler deux heures avant de trouver un endroit avec un réseau stable. Une galère pour beaucoup, mais pas pour la Marocaine, qui en a vu d’autres. Depuis un an et demi, elle a quitté sa ville natale de Casablanca pour se lancer dans une folle aventure : rejoindre le Kilimandjaro, montagne située dans le nord-est de la Tanzanie, à vélo. « Je ne voulais pas prendre l’avion », sourit la jeune femme. Soit 20 000 kilomètres à parcourir… à vol d’oiseau. Un voyage qu’elle compte finir l’année prochaine.
Avant de partir pour ce voyage de « dingue », Meryem, passionnée de vélo et issue d’une famille sportive, a usé ses jambes sur les routes du royaume chérifien. « J’ai fait la traversée du grand Atlas et grimpé les plus hauts sommets au Maroc », raconte-t-elle. En parallèle de son boulot — elle travaille comme informaticienne pour une multinationale — elle pédale, sans relâche.
L’idée de partir pour cet improbable voyage s’est concrétisée en janvier 2023. Non sans une certaine appréhension de ses proches : traverser l’Afrique pour une femme seule, n’est-ce pas un peu risqué ? Pas pour Meryem. « Dans les médias, l’Afrique, c’est le danger. On nous dit qu’il ne faut pas partir, qu’il y a la guerre partout. Mais l’Afrique, c’est l’hospitalité, c’est pas juste ce qu’on voit dans les médias », tranche-t-elle.
Très vite, à travers ses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, « Meghylost » — son pseudo — a réussi,…
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Auteur: Mehdi Laïdouni

