La situation est particulièrement préoccupante dans le camp de Kharaz, situé dans le gouvernorat de Lahj, au sud-ouest du Yémen. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), quelque 9 500 personnes originaires de Somalie et d’Éthiopie y vivent, à quelques dizaines de kilomètres des zones de combat, dans un territoire contrôlé par le gouvernement.
Si aucune victime parmi les réfugiés n’a été confirmée à ce stade, les bombardements à proximité ont perturbé les services et entravé les déplacements. « Ces restrictions alimentent la peur et le désespoir de familles déjà contraintes de fuir les violences », a déclaré Matthew Saltmarsh, porte-parole du HCR, lors du point de presse de l’ONU à Genève.
Pour échapper à cette insécurité, de nombreuses familles quittent le camp et d’autres secteurs de l’ouest du pays, où l’accès à l’aide est limité, pour gagner le sud, notamment Aden. Mais ces déplacements empruntent des routes utilisées par les belligérants, exposant les civils à de nouveaux dangers.
Le site de déplacés d’Al-Firdaws dans le gouvernorat d’Aden, au Yémen.
Les arrivées se poursuivent malgré la guerre
Dans le même temps, les demandes d’aide au retour dans les pays d’origine se multiplient. Depuis l’escalade des violences en août, le HCR a organisé trois vols entre Aden et Mogadiscio, permettant à 607 réfugiés somaliens de regagner volontairement leur pays. Plus de 1 100 autres ont également exprimé le souhait de rentrer.
Mais les bombardements répétés autour des aéroports et l’intensification des affrontements font peser des risques croissants sur les réfugiés comme sur les équipes humanitaires, compromettant la poursuite de ces opérations.
Cette dégradation sécuritaire ne suffit toutefois pas à interrompre les mouvements…
Auteur: Nations Unies FR
