« Du plancher collant au plafond de mère » : la maternité, un des principaux facteurs d’inégalité entre les femmes et les hommes

En 2025, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les décès sont plus nombreux que les naissances. Le solde naturel est donc négatif. Selon les chiffres de l’Insee, 645 000 bébés sont nés en France en 2025, soit 2,1 % de moins qu’en 2024 et 24 % de moins qu’en 2010. Cette situation démographique inédite, en partie liée à la baisse des naissances, a permis de replacer au cœur du débat public la parentalité. Car « ce n’est pas la maternité qui produit les inégalités, mais l’organisation sociale de la parentalité », note le rapport.

Le document questionne alors l’impact socio-économique de la « pénalité maternelle » sur les femmes. Ce terme permet de comprendre comment l’arrivée d’un enfant peut affecter la participation des femmes « au marché du travail, limiter la valorisation de leurs compétences, diminuer les recettes fiscales et sociales et accroître leurs risques de précarité », explique l’HCE. Les travaux ici mobilisés démontrent donc que lorsque la charge des enfants demeure principalement assumée par les mères, « les écarts de revenus, de carrière et de patrimoine tendent à se renforcer », faisant ainsi de la maternité un point encore central dans les inégalités entre les femmes et les hommes.

 

« Les inégalités ne naissent pas avec l’enfant »

Dès le plus jeune âge, les filles se confrontent à une socialisation primaire différenciée. Cela passe…

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Auteur: Chiara Carbonnet