Après le Pérou, le Bengladesh, le Népal, Madagascar, la Bulgarie, le Maroc, Timor-Leste ou encore la Lituanie, c’est au tour de la Gen Z française de se révolter. La fameuse « génération Tik Tok », jusqu’ici moquée, est entrée massivement dans le mouvement social, révolutionnant les pratiques de lutte, dépassant de loin les mots d’ordre usuels et amenant partout sur l’Hexagone des débordements d’une ampleur inédite.
« Le 17 octobre, on sort de l’époque contemporaine ». Un slogan source d’espoir, mais observé aussi avec scepticisme, tant les mobilisations des dernières années ont été déçues : manifestations pour Gaza, révoltes des quartiers populaires, mobilisation pour les retraites, mouvement du 10 septembre 2025… Incontestablement, le 17 octobre a été historique… et en dit long sur l’insurrection qui gronde.
Historique aussi car en face, par sa réponse ultra-autoritaire à la colère légitime, le gouvernement a franchi une nouvelle étape de son processus de fascisation : un état de guerre contre le peuple. Historique, enfin et surtout — et c’est là que réside peut-être véritablement le « changement d’époque » —, car il apparait clairement que le bloc bourgeois fascisant au pouvoir peut perdre le contrôle ; si on tire plus fort, peut-être même peut-il tomber. Et si un jour il tombait, que ferions-nous ?
Faire la Révolution !
Spontané, le mouvement de la Gen Z est une lame de fond qui cumule les colères d’une génération pour laquelle les perspectives d’avenir dans « la France à Macron » sont devenues cauchemardesques. Entre les dérives de l’IA, la fascisation bourgeoise du pouvoir, les génocides, le chaos climatique, l’effondrement des services publics, de la biodiversité ou encore l’explosion des prix au profit des plus riches, les raisons de se mettre au boulot sans broncher sont de plus en plus maigres. Le mouvement – hormis des conseils et des bonnes…
Auteur: Mr Mondialisation
