Comment libérer du temps pour la formation des enseignants sans alourdir leur charge ? Deux stratégies simples et adaptées au milieu scolaire québécois ouvrent des pistes concrètes.
Le développement professionnel est un levier essentiel pour faire évoluer les pratiques enseignantes et améliorer la réussite des élèves. Au Québec, il repose généralement sur des journées pédagogiques et des formations offertes après les heures de classe.
Toutefois, cette approche a montré ses limites. Les formations ponctuelles ont peu d’impact à long terme sur les pratiques en salle de classe. De plus, en période de pénurie de personnel, ce modèle devient encore plus fragile : les contraintes organisationnelles forcent souvent le remplacement des activités de développement professionnel par des tâches administratives urgentes et les libérations du personnel s’avèrent complexes.
Alors, comment intégrer le développement professionnel sans alourdir la tâche des enseignants ? Comment aménager l’horaire scolaire pour créer des plages de formation sans nuire au temps d’enseignement ?
Voici deux stratégies inspirées des Américains Todd Whitaker et Annette Breaux, auteurs de plusieurs livres sur l’éducation et le comportement des élèves, adaptées à la réalité québécoise : regrouper les périodes de spécialités et instaurer une journée écourtée.
Professeures en éducation aux universités TÉLUQ et Laval, ma collègue Nancy Gaudreau et moi-même possédons une expertise complémentaire dans le domaine du développement professionnel continu des enseignants. Nos travaux de recherche portent notamment sur les approches novatrices de formation continue.
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Auteur: Marie-Pier Duchaine, Professeure invitée, département Éducation, Université TÉLUQ

