À Gaza, l’armée israélienne tue – aussi –, régulièrement, des journalistes. Par dizaines.
En France, d’autres journalistes, au vrai assez rares dans le moment où ce massacre est relégué dans l’arrière-plan de l’actualité par le commentariat dominant, continuent de rendre compte aussi honnêtement que possible de l’enfer où près de 41 226 Palestinien·nes ont déjà péri – au jour où ces lignes sont écrites – depuis le mois d’octobre dernier (sans compter celles et ceux qui ont été, par centaines, assassiné·es en Cisjordanie).
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L’un de ces journalistes s’appelle Benjamin Barthe. Il est rédacteur en chef adjoint au Monde après avoir été pendant une décennie son correspondant à Ramallah, et le sérieux de ses articles sur la Palestine lui a notamment permis de remporter le prix Albert-Londres en 2008. Cette rigueur lui vaut depuis longtemps quelques solides inimitiés – et les habituelles calomnies et diffamations visant régulièrement celles et ceux qui refusent d’adhérer trop étroitement aux récitatifs de la propagande étatique israélienne.
Une députée du parti présidentiel apostrophe donc publiquement Le Monde, pour lui suggérer (…) de sévir contre l’un de ses collaborateurs.
Mais, la semaine dernière, c’est une élue macroniste, Caroline Yadan, députée de la huitième circonscription des Français établis hors de France et hôte régulière des chaînes dites « d’info » – où elle profère par exemple (1), et assez tranquillement, qu’« après être devenu le premier parti antisémite de France, La France insoumise est devenue le porte-parole du Hamas » – qui a posté sur X (ex-Twitter) ce long message, adressé au Monde : « Benjamin…
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Auteur: Sébastien Fontenelle

