Duplomb dans l’aile – 4 bassines de moins !
Dans les arrières salles du Parlement, certains projettent un futur catastrophique. La loi Duplomb qui légalise les manigances des lobbys est imposée sans débat en commission mixte paritaire : retour des néonicotinoïdes et levée des barrières pour les pesticides, carte blanche pour les ferme-usines et les méga-bassines…
De notre côté, face à ce qu’ils nous imposent de loin, nous préparons un autre avenir, là où nous vivons. C’est là que nous avons décidé d’apporter quelques réponses tranchées à la loi Duplomb.
Les habitant.es du Poitou qui tiennent à leurs terres et à leur ressource en eau savent qu’il est possible d’accéder aux bassines : plus d’une vingtaine a déjà été débâchée depuis 2021. Alors comme le veut la noble tradition du cutter picto-charentais, nous avons nous aussi découpé les bâches de 4 d’entre elles.
Nous avons ainsi mis hors d’état de nuire deux bassines, depuis longtemps illégales mais toujours utilisées, à Ferrières et Benon dans la plaine d’Aunis . Nous en avons ciblé deux autres : à Ste Gemme la plaine en Vendée et à Fouqueure en Charente.
Nous sommes tenu.es d’agir puisqu’ils ne veulent plus entendre les voix qui s’élèvent autrement. Dans la Plaine d’Aunis en Charente-maritime, le nombre de cancers infantiles liés au modèle bassines explose. En Vendée, les bassines accélèrent la dégradation des rivières. En Charente, des irrigants s’accaparent l’eau pour des cultures intensives de maïs, au détriment de leur voisin.es et de la biodiversité.
Nous refusons de céder à l’abattement. Nous sommes résolu.es à mettre fin à l’impunité dont jouissent les accapareurs de terres et d’eau. Si la loi Duplomb cherche à ce point à sauver le système bassine c’est parce que celui-ci est déjà en train de s’effondrer . De nombreux projets sont déjà abandonnés ou à l’arrêt par décision de…
Auteur: dev

