La « Ville éternelle » s’est fait une nouvelle beauté de la fin du XIVᵉ siècle à la fin du XVIᵉ siècle, après une période de stagnation économique. Aujourd’hui, 84 % des palais construits durant cette période sont encore debout.
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Près de 31 % des palais de Rome furent construits entre 1378 et 1599 après un siècle de stagnation économique. Comment expliquer un tel phénomène urbanistique ? Facilitée par une compilation de données reliant les constructions de palais et l’identité de leurs commanditaires, une étude démontre que les Romains investirent dans la pierre dès lors qu’ils furent assurés que le pape resterait à coup sûr dans la Ville éternelle.
À la charnière des XIVᵉ et XVᵉ siècles, Rome est en ruines. Les contemporains la décrivent comme un « cadavre », une « grande étable pour les moutons ». Les artistes la représentent sous les traits d’une veuve en deuil, vêtue de noir, implorant les passants.
Allégorie de Rome en veuve vêtue de noir, tirée du Dittamondo de Fazio degli Uberti, 1447.
Gallica
Puis une ère de construction palatiale s’ouvre à Rome concomitamment à une révolution économique. Une ville rongée par la déshérence se transforme progressivement en métropole florissante. Parmi l’ensemble des palais historiquement significatifs érigés à Rome, de l’Antiquité au XXIᵉ siècle, 31 % furent construits entre 1378 et 1599.
Comment Rome s’est-elle relevée ? D’où vient cet essor spectaculaire de la construction de palais ?
Transformer des traces éparses du passé en un ensemble cohérent
Pour répondre à cette question de façon quantitative, il a fallu construire patiemment une base de données originale et compréhensive à partir de sources historiques fragmentaires, en croisant archives, travaux d’historien et cartes…
Auteur: Alyssa Rusonik, PhD student in Finance, HEC Paris Business School
