C’est la traduction du « réarmement démographique », formule choc lancée par Emmanuel Macron, il y a près de deux ans déjà, en janvier 2024. Les députés ont adopté mercredi soir, par 288 voix contre 15, dans le cadre de l’examen du budget de la Sécurité sociale, la création d’un nouveau « congé supplémentaire de naissance ». Alors que l’heure est aux économies tous azimuts, ce dispositif fait plutôt mesure d’exception. De quoi s’agit-il ? On fait le point sur ce « nouveau droit », qui s’adresse à tous les parents et futurs parents, et dont le parcours législatif incertain n’est pas encore terminé : les sénateurs vont à leur tour examiner la mesure, avant une probable commission mixte paritaire. Les députés auront le dernier mot.
Quelle durée ? Les deux parents y ont-ils droit ?
Il s’agit d’un nouveau droit, qui permet de prendre 1 ou 2 mois de congés supplémentaires. Chaque parent y a droit et peut l’utiliser dans les neuf mois après la naissance de l’enfant. Il s’ajoute donc au congé maternité et au congé paternité existant. Il ne remplace pas non plus le congé parental d’éducation, contrairement à ce qu’avait annoncé en 2024 Emmanuel Macron.
Ce congé de naissance supplémentaire se prend « à la suite des congés habituels, maternité et paternité. Les familles qui le souhaiteront pourront choisir d’avoir deux mois de congés supplémentaires. Ce qui fera au total, avec le congé…
Auteur: François Vignal

