Vendredi 26 septembre, le Premier ministre génocidaire d’Israël était à New York, pour prononcer un discours à l’Assemblée de l’ONU. Une tentative de riposte suite à la reconnaissance de la Palestine par plusieurs pays occidentaux, et à l’isolement de plus en plus fort d’Israël sur la scène internationale.
On peut s’étonner que cet individu visé par un mandat d’arrêt international pour crimes contre l’humanité puisse encore se promener tranquillement partout dans le monde, et en particulier dans un lieu prétendument garant du droit international et de la paix. Pour autant, sa visite est déjà un désaveu total : il a été hué à l’ONU, et les représentants de la quasi totalité des Nations se sont retirées de la salle à son arrivée. Le Premier ministre fasciste a donc parlé devant une assemblée quasiment vide, pendant qu’à l’extérieur du bâtiment, des milliers de personnes manifestaient contre lui. L’État colonial est un paria.
Cela n’a pas empêché Netanyahou de prononcer à nouveau de violentes menaces telle que «Nous allons finir le travail !» Mais c’est en terme de propagande que l’offensive israélienne est la plus dystopique.
D’abord, le cabinet de Netanyahou a demandé à l’armée israélienne de diffuser en direct son discours aux habitants de la bande de Gaza. Un ordre a été donné de disperser des haut-parleurs installés sur des camions et des grues dans toute l’enclave palestinienne. Certains haut-parleurs ont été amenés jusqu’à des postes militaires, à plusieurs kilomètres à l’intérieur du territoire. Le bureau de Netanyahou parle d’un «effort de diplomatie publique», une novlangue hallucinante. George Orwell et ses prédictions sont dépassées : un gouvernement en train de commettre un génocide diffuse à pleine puissance, dans un camp de concentration à ciel ouvert, cerné de murs et de barbelés, au milieu de ruines et de charniers, le…
Auteur: B

