Imaginez-vous passer 13 jours de prison et être poursuivie pour un crime que vous n’avez pas commis, sur la seule base d’un outil déficient boosté à l’intelligence artificielle. Une erreur numérique, validée ensuite par des humains qui partent du principe qu’une machine ne se trompe jamais. C’est le cauchemar de Lindsey Isaacs, une américaine de 23 ans, accusée à tort au printemps dernier.
Le 17 avril 2026, elle est arrêtée par la police à son domicile, suite à une enquête de plusieurs mois s’appuyant essentiellement sur des images de vidéo-surveillance qui, selon les agents, l’incriminent formellement. La justice la poursuit pour la mort de trois personnes lors d’un terrible accident de la route survenu le 4 octobre 2025, sur une autoroute de l’État de Floride. Lindsey est alors inculpée pour 8 chefs d’inculpations criminels et jetée derrière les barreaux. Sa vie s’effondre, elle ne comprend pas, elle clame son innocence.
Lindsey est enfermée pendant près de deux semaines mais finit, heureusement, par être libérée. Ses avocats réussissent à prouver que leur cliente n’était tout simplement pas présente sur le lieu du crash routier. Les charges retenues contre la jeune femme sont finalement abandonnées.
Le responsable de cette incroyable bévue judiciaire ? Des caméras de surveillance algorithmique de la société Flock-Safety. La voiture de Lindsey a été identifiée à la place d’un autre véhicule, réellement responsable de l’accident mortel. Les caméras Flock filment le trafic routier en temps réel et sont capables de lire toutes les plaques d’immatriculation des automobilistes. Mais ici, le logiciel «intelligent» a confondu les deux plaques minéralogiques. Une erreur lamentable aux conséquences désastreuses.
Lyndsey était auditionnée au Sénat des USA, mercredi 23 septembre 2026. À Washington, une commission d’enquête consacrée aux dérives des réseaux de…
Auteur: B
