L’épidémie d’Ebola continue de produire ses effets bien au-delà du seul champ sanitaire. La fermeture de la frontière avec le Rwanda a contraint le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à suspendre temporairement les rapatriements volontaires de réfugiés rwandais depuis l’est de la RDC.
Au total, 614 personnes demeurent bloquées dans les centres de transit de la région, dont 525 à Goma et 89 à Bukavu.
Face à cette situation, le HCR a facilité le déploiement d’une mission de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au centre de transit de Goma afin de renforcer les capacités de préparation. Les mesures mises en œuvre portent notamment sur l’extension des espaces de quarantaine et l’intensification du suivi des contacts.
Des milliers de réfugiés congolais quittent le Burundi pour rentrer chez eux.
Une frontière à géométrie variable
« Bien qu’elles visent à réduire la transmission, ces fermetures généralisées vont à l’encontre des recommandations de l’OMS et risquent d’accroître les risques pour la sécurité des réfugiés en limitant leur accès au territoire et en les poussant à emprunter des voies informelles », a regretté le HCR dans son dernier rapport.
L’agence rappelle que dix pays voisins de la RDC ont été identifiés comme prioritaires pour les mesures de préparation à Ebola, notamment le Burundi, le Rwanda et le Soudan du Sud.
Après la confirmation de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC à la mi-mai, Kigali a adopté une série de restrictions destinées à limiter tout risque de propagation, dont la fermeture de sa frontière avec la RDC. Fin mai, l’Ouganda a à son tour fermé ses postes-frontières avec son voisin congolais et suspendu l’accueil de nouveaux demandeurs d’asile.
La situation est différente au sud. Les mouvements transfrontaliers entre le Burundi…
Auteur: Nations Unies FR

