Selon les derniers chiffres, plus de 1.400 cas confirmés de maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo), dont environ 350 décès, ont été recensés dans les deux pays. Plus de 90 % des infections sont concentrées dans la province de l’Ituri, en RDC, un important carrefour commercial frontalier avec l’Ouganda, fragilisé par des années de conflit armé, note un reportage publié par OMS Afrique.
Une mission avant l’aube
Un dimanche, peu après 5 h 30, le téléphone du Dr Chris Opesen, anthropologue à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), sonne. Les autorités locales lui demandent d’accompagner le retour d’une femme suspectée d’avoir contracté Ebola afin que sa réintégration dans son quartier se déroule sans incident.
Trois jours plus tôt, Lilian* avait été admise dans l’unité d’isolement de l’hôpital de Mulago, à Kampala, après avoir présenté des symptômes compatibles avec Ebola. Depuis, sa famille et ses voisins vivent dans l’angoisse, suspendus au résultat du test qui déterminera si elle peut rentrer chez elle sans danger.
Durant toute cette période, le Dr Opesen reste en contact avec ses proches pour répondre à leurs inquiétudes et préparer le terrain.
« L’anthropologue est le milieu de terrain de la riposte à l’épidémie », explique-t-il en empruntant une image au football. « Je fais le lien entre les équipes d’intervention et les communautés, tout en relayant les préoccupations, les craintes et les attentes des habitants. »
Des élèves participent à une séance de sensibilisation à Ebola dans une école primaire du district de Kasese, en Ouganda.
Apaiser les peurs
Avec des représentants de l’Autorité de la capitale de Kampala (KCCA), le Dr Opesen réunit la famille, les voisins et les amis de Lilian afin de répondre aux nombreuses interrogations…
Auteur: Nations Unies FR

