Selon l’ONU, l’épidémie progresse de manière « exponentielle » au Nord-Kivu, tandis que des signes d’amélioration apparaissent dans d’autres provinces.
Dans ce contexte, il est encore trop tôt pour affirmer que « nous avons passé le pic » de l’épidémie. « Il s’agit toujours d’une épidémie mortelle et de grande ampleur. Des progrès ont été enregistrés dans certaines zones, mais dans d’autres, nous continuons néanmoins à constater une augmentation du nombre de cas », a déclaré Julien Harneis, Coordonnateur spécial de l’ONU pour Ebola, lors d’un point de presse à Genève.
Dans l’ensemble, les premiers signes d’amélioration restent fragiles. La riposte devra donc être maintenue et renforcée, en s’appuyant sur les résultats déjà obtenus et en préservant l’élan nécessaire face à une crise qui restera « difficile, exigeante et gourmande en ressources pendant les nombreux mois à venir ».
Une femme traverse un camp de personnes déplacées dans la province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Situation épidémiologique hétérogène
Ainsi, dans l’ensemble de la RDC, l’épidémie reste intense et étendue géographiquement. Bien que la réponse ait été d’une ampleur sans précédent, l’épidémie continue de se propager.
Interrogé sur les informations selon lesquelles l’épidémie aurait atteint un tournant, Olivier le Polain, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré : « Il est trop tôt pour affirmer avec certitude que nous avons dépassé le pic ».
Samedi, les autorités sanitaires congolaises avaient avancé des « signes encourageants » dans la lutte contre Ebola depuis « le pic atteint à la mi-août » et que la transmission « ralentissait progressivement ».
« Dans l’ensemble, la transmission du virus…
Auteur: Nations Unies FR
