Ebola en RDC : le traçage des patients progresse, mais l’épidémie garde une longueur d’avance

C’est le paradoxe de la riposte actuelle. Les autorités sanitaires retrouvent davantage de personnes ayant été exposées au virus, mais une partie de l’épidémie continue de leur échapper. Dans son dernier point épidémiologique, publié jeudi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de chaînes de transmission non détectées, alimentées notamment par des malades qui atteignent un stade avancé de la maladie sans avoir été pris en charge.

Le danger ne s’arrête pas avec leur décès. La manipulation des corps, notamment lors des funérailles, constitue elle aussi un moment particulièrement propice à la contamination lorsque les mesures de protection ne sont pas respectées.

Cette transmission invisible est d’autant plus préoccupante que la flambée continue simultanément de s’étendre. « Ces pressions sont particulièrement préoccupantes car les analyses indiquent que la transmission se fait plus rapidement que la détection et l’isolement des cas, tandis que les capacités de recherche des contacts sont de plus en plus mises à rude épreuve », a averti l’OMS.

© OMS / Josua Mulala Raymond
Des agents de santé désinfectent un véhicule dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où l’épidémie d’Ebola se pursuit.

Un épicentre qui déborde de l’Ituri

L’épidémie reste très concentrée géographiquement. Environ 90 % des cas et 80 % des décès sont recensés dans la province de l’Ituri, dans l’est du pays. Mais, à l’intérieur même de cette province, la transmission s’organise désormais autour de plusieurs foyers reliés entre eux.

Le corridor Bunia-Rwampara-Mongbwalu-Nizi demeure le principal axe de circulation du virus. D’autres foyers persistent cependant au-delà de cet épicentre. La transmission se poursuit dans la province voisine du Nord-Kivu et l’activité…

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Auteur: Nations Unies FR