Selon l’OMS, l’oxygène sert à traiter un large éventail d’affections, à toutes les étapes de la vie. Pourtant, il reste « indisponible ou peu fiable dans de nombreux établissements de santé, notamment dans les situations d’urgence ».
En RDC, l’enjeu dépasse la simple fourniture de bouteilles ou de concentrateurs.
L’oxygène médical, un soin essentiel
L’approvisionnement en oxygène repose sur toute une chaîne : des systèmes de santé opérationnels, des infrastructures fiables, des soignants formés et des systèmes de distribution durables « qui permettent d’atteindre les patients où qu’ils se trouvent ».
Dans les zones frappées par une urgence sanitaire, chacun de ces maillons est particulièrement difficile à maintenir.
La Dre Janet Diaz dirige l’unité « Soins sûrs et évolutifs » du Programme des urgences sanitaires de l’OMS. Elle rentre d’une deuxième visite en RDC depuis le début de l’épidémie provoquée par le virus Bundibugyo.
Lors d’un point de presse à Genève, elle a souligné le chemin parcouru : « Sans les efforts déployés précédemment pour développer l’accès à l’oxygène lors des interventions contre Ebola et Marburg, nous n’en serions pas là où nous en sommes aujourd’hui en termes de résultats plus positifs pour les patients. »
À l’occasion de la Journée mondiale de l’oxygène, vendredi 2 octobre, l’OMS plaide pour des investissements durables dans les systèmes d’oxygène médical, afin d’améliorer leur disponibilité en période d’épidémie comme en dehors des crises.
Des agents de santé dans un centre de traitement d’Ebola à Bunia, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Amélioration « soutenue » de l’épidémie
Sur le terrain, cette nécessité s’inscrit dans un contexte où la riposte sanitaire se poursuit, malgré une évolution globalement favorable de…
Auteur: Nations Unies FR
