L’objectif est d’évaluer la sécurité, l’efficacité et l’immunogénicité des vaccins, c’est-à-dire leur capacité à déclencher une réponse immunitaire. Deux candidats-vaccins spécifiquement conçus contre le virus de Bundibugyo doivent être évalués dans le cadre de cet essai, conduit par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de la RDC.
Le protocole repose sur la vaccination en anneau, une stratégie qui consiste à vacciner les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés et considérées comme particulièrement exposées au risque d’infection.
L’OMS souligne que l’essai sera mené dans le respect des exigences scientifiques et éthiques, notamment en matière de consentement éclairé et de participation des communautés locales.
Un intérêt croissant des communautés
Les deux co-chercheurs principaux, le docteur Hugo Kavunga, de l’INRB, et le docteur Jean-Pierre Van Geertruyden, de l’Université d’Anvers, supervisent les travaux afin d’en garantir la rigueur scientifique et de faciliter leur déploiement.
« Nous réfléchissons déjà à la manière de passer d’un site à plusieurs sites en nous appuyant sur des équipes de sensibilisation communautaire », a déclaré depuis Bunia la Dre Meg Doherty, directrice du Département des sciences pour la santé de l’OMS.
Sur le terrain, les équipes sanitaires constituent progressivement des cercles de personnes exposées au virus, comprenant notamment les proches des patients et les personnes susceptibles d’avoir été contaminées par d’autres voies. Deux cercles étaient déjà opérationnels cette semaine, tandis que plusieurs autres étaient en préparation, selon l’OMS.
L’essai suscite également des attentes au sein de la population. « Des membres de la communauté se présentent déjà sur le site pour demander à être recrutés, ce qui souligne le besoin urgent d’un vaccin efficace », a ajouté la Dre Doherty.
Les premiers…
Auteur: Nations Unies FR
