Sur le terrain, la riposte s’est considérablement renforcée. Quelque 400 lits sont désormais disponibles et quatre laboratoires sont opérationnels. À eux seuls, deux d’entre eux peuvent analyser près de 1.000 échantillons par jour. Pourtant, malgré cette montée en puissance, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que les efforts restent loin du niveau nécessaire pour contrôler l’épidémie.
« Dans l’objectif que doit être cette riposte, sur une échelle de 0 à 10, je pourrais dire que nous sommes au niveau 3 ou 4 », explique Dre Rose Belizaire, responsable de la réponse d’urgence de la branche africaine de l’OMS, dans un entretien accordé à ONU Info. « L’épidémie évolue rapidement et tous les partenaires (…) doivent augmenter les efforts sur le terrain pour pouvoir être à la même hauteur que l’évolution de cette épidémie ».
Un mois après le début de la riposte à l’épidémie d’Ebola en RDC, les capacités de diagnostic ont considérablement augmenté. Quatre laboratoires sont désormais opérationnels dans les zones sanitaires touchées.
Une riposte articulée autour de onze piliers
Aujourd’hui, lorsqu’une personne est signalée comme cas suspect dans une communauté, une équipe d’investigation est dépêchée sur place. Si l’alerte est confirmée, le patient est orienté vers un centre de transit où il attend les résultats de laboratoire avant, si nécessaire, d’être transféré vers un centre de traitement.
Mais la réponse à Ebola va bien au-delà des soins médicaux.
« La riposte s’articule autour de 11 piliers sur le terrain », explique Dre Rose Belizaire.
Surveillance communautaire, équipes d’investigation, centres de transit pour les personnes en attentes de diagnostics, laboratoires, centres de traitement, contrôle de l’infection ou encore gestion des données : la riposte…
Auteur: Nations Unies FR

