Madame, Monsieur,
Merci pour votre courriel.
Vous êtes nombreux à m’écrire à propos de la situation à Gaza et du conflit entre la Palestine et Israël, conflit qui a atteint des sommets d’horreur inacceptables. Votre indignation est légitime ; je suis moi-même profondément choqué par la situation sur place, et interpellé aussi par ses conséquences en Belgique.
C’est une évidence, que je m’étonne de devoir parfois rappeler à certains responsables politiques : face aux évènements, nous avons une obligation légale et un devoir moral d’agir. Y compris pour éviter la survenance d’un génocide. C’est ce que je fais, jour et nuit, avec mes équipes, dans l’exercice des responsabilités qui m’ont été confiées. Et je suis loin d’être le seul : des centaines de milliers de personnes, en Belgique et à travers le monde, se mobilisent. Pas toujours en faveur d’un camp en particulier, mais pour la paix entre Palestiniens et Israéliens.
Je travaille activement, depuis ma prise de fonction en tant que Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères, afin que la Belgique maintienne le respect du droit international, par toutes les parties, comme le socle intouchable et inébranlable de notre politique de relations extérieures. Il est au cœur de la diplomatie belge et tant que je serai là, il le restera. Ce que je dis dans les médias, c’est exactement ce que je plaide au niveau de l’Union européenne et des Nations Unies, c’est aussi ce que je dis à mes homologues d’autres pays quand je les rencontre : ma position est claire, ferme et c’est désormais celle du gouvernement belge.
Ceux qui disent que la Belgique ne peut faire aucune différence ont tort et manquent de courage. Nous sommes conscients de nos limites, mais nous pouvons et nous devons agir autant que possible, seuls et ensemble avec nos partenaires, pour alléger les souffrances et faire revenir la paix au Moyen-Orient. C’est l’addition…
Auteur: Daniel VANHOVE

