De nouvelles données publiées cette semaine révèlent que les avancées pour réduire la fracture mondiale entre les sexes demeurent timides. Si les écarts se resserrent par endroits, l’égalité – loin d’être acquise – progresse à petits pas, quand elle n’est pas carrément freinée par des lois discriminatoires ou des pratiques néfastes.
Ces constats décevants sont tirés d’une étude rendue publique lundi par l’ONU, à l’ouverture d’un forum politique sur le développement durable, au siège de l’organisation à New York.
Cet événement, d’une durée de deux semaines, sert de point d’étape pour suivre la mise en œuvre de l’Agenda 2030 – un plan mondial adopté par les pays du monde entier en 2015 pour éradiquer la pauvreté, réduire les inégalités et protéger la planète. Une décennie après son lancement, et à cinq ans de l’échéance, le bilan est inquiétant.
« Soyons clairs », a reconnu lundi le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à l’occasion de la publication du rapport annuel. « Nous ne sommes pas là où nous devrions être ».
L’égalité, en queue de peloton
Sur les 17 objectifs de développement durable fixés en 2015, à peine plus d’un tiers sont sur la bonne voie.
L’objectif numéro 5, consacré à l’égalité entre les sexes, figure parmi ceux qui progressent le plus lentement. Selon l’étude, 40 % de ses cibles affichent des avancées modérées, et les 60 % restantes n’enregistrent que des progrès insuffisants.
Bob Rae, le président du Conseil économique et social (ECOSOC), l’organe de l’ONU à l’origine du forum politique, n’a pas masqué sa frustration. « Aucune cible de l’objectif 5 n’a encore été pleinement atteinte », a-t-il tranché mardi, au second jour de l’évènement, durant lequel les délégations se sont justement penchées sur la façon d’accélérer l’autonomisation des femmes.
Il a toutefois reconnu que la conjoncture actuelle…
Auteur: Nations Unies FR

