Le ciel étoilé serait-il en train de réapparaître ? Alors que la pollution lumineuse engendrée par la lumière artificielle émise par les lampadaires, écrans publicitaires ou habitations s’accroît partout dans le monde, la France métropolitaine semble faire exception. À l’occasion de la 16e édition du Jour de la nuit, samedi 12 octobre, Reporterre fait le point sur la pollution lumineuse.
Dans l’Hexagone, les niveaux de radiance — c’est-à-dire les émissions lumineuses — ont chuté de 25 % entre 2022 et 2023, d’après les données mesurées par un satellite de la Nasa. Soit la plus forte baisse constatée dans le monde, hors les cas particuliers des pays en guerre, selon le bureau d’études spécialisé dans la pollution lumineuse, Dark Sky Lab. On peut néanmoins nuancer cette bonne nouvelle. L’indicateur calcule la luminosité au cœur de la nuit, et non en soirée et au petit matin, périodes cruciales pour la faune.
Comment expliquer cette baisse brutale en pleine nuit ? « L’éclairage public diminuait déjà depuis une quinzaine d’années et il a chuté en 2022 en raison de la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine », explique Michel Deromme, membre du conseil d’administration de l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN).
Une règlementation plus stricte
« Sachant que l’éclairage public représente en moyenne 40 % du budget énergie des communes, face à la flambée des prix, elles ont décidé de faire des économies et d’éteindre les lampadaires en cœur de nuit », ajoute-t-il. En 2017, l’association dénombrait 12 000 communes qui éteignaient en tout ou partie l’éclairage en cœur de nuit. Désormais, elles sont 15 000.
À la crise énergétique, il faut ajouter la crise sanitaire. « Déjà, pendant les confinements, beaucoup de municipalités avaient opté pour l’extinction en cœur de nuit puisque les gens n’étaient…
La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Jeanne Cassard

