Pour une politique écoféministe. Comment réussir la révolution écologique, Ariel Salleh, Le Passager clandestin / Wildproject, 372 pages, 25 euros.
Les collections d’accueil de cette réédition, un quart de siècle après la publication initiale (1997), annoncent la couleur : « Boomerang, un passé qui nous revient en pleine face » pour le Passager clandestin, et « Domaine sauvage, ouvrages fondateurs de la pensée écologiste » pour les éditions Wildproject. Assurément, l’essai d’Ariel Salleh, Pour une politique écoféministe. Comment réussir la révolution écologique, laisse difficilement indifférent.
L’autrice, sociologue australienne née en 1944, est une figure de la pensée écoféministe. Universitaire et militante, elle participe aux débats et aux combats de l’écoféminisme depuis plusieurs décennies, dans la lignée de Françoise d’Eaubonne, qui nomma ce courant dès 1974, dans Le Féminisme ou la mort. Les années 1990, durant lesquelles Ariel Salleh publie son ouvrage, connaissent d’intenses débats au sein tant des réflexions féministes que de la gauche radicale. En participant à la revue Capitalism Nature Socialism dès sa création en 1988, Ariel Salleh tente d’imposer l’écoféminisme dans ces reconfigurations idéologiques post-guerre froide.
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Cet ouvrage est traversé par une équation : H/F = N. Les Hommes se distinguent des Femmes, lesquelles sont assimilées à la Nature. Une Nature à laquelle sont également renvoyés les peuples autochtones. Ce paradigme serait au fondement d’une culture patriarcale…
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Auteur: François Rulier

