Ecoles et canicules : face aux coupes budgétaires, des communes expérimentent des solutions low-tech et peu chères

Les canicules successives ont durement touché les élèves et le personnel enseignant, confrontés à des salles de classe transformées en fournaise. 4000 écoles ont été contraintes de fermer et 11 000 autres d’aménager leurs horaires, selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale du 7 juillet. « Presque aucune école aujourd’hui n’est adaptée aux canicules », pointe le chercheur Amaury Fievez, doctorant à l’École des mines.

Alors que les demandes des collectivités affluent pour faire face à la situation, le gouvernement a discrètement coupé dans les fonds du plan d’urgence canicule pendant l’été, à hauteur de 40 millions d’euros. Face à l’instabilité des politiques publiques, Amaury Fievez accompagne des écoles et des communes pour mettre en œuvre des solutions « low-tech » visant à rafraîchir les établissements à moindre coût. Entretien.

Basta! : L’enveloppe annoncée par le gouvernement fin juin pour rafraîchir des milliers d’écoles a été divisée par cinq durant l’été sur décision de Matignon. Comment réagissez-vous à cette annonce ?

Le plan canicule a été annoncé en juin par le ministre de l’Économie Roland Lescure. Il a été en partie créé sur la base de nos travaux au sein du programme « Racine », pour Recherche sur l’adaptation aux canicules à l’intérieur de nos écoles, c’est-à-dire l’adaptation low-tech des écoles avec des protections solaires, de type brise-soleil, des brasseurs d’air pour rafraîchir et de la ventilation nocturne.

Amaury Fievez est doctorant à l’École des mines, spécialiste de l’adaptation des écoles aux canicules.

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On avait initialement un budget de 50 millions d’euros au sein du Programme national pour la rénovation énergétique des bâtiments publics. 12 500 diagnostics devaient être réalisés, parmi lesquels 2500 dans les écoles dont la situation était jugée prioritaire (soit…

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Auteur: Sophie Chapelle