Londres (Grande-Bretagne), correspondance
Au Royaume-Uni, il n’est pas rare de passer devant des pubs, des centres sociaux ou même des bureaux de poste qui s’affichent fièrement « propriété de la communauté ». Une étiquette signifiant qu’ils ont été sauvés par le voisinage, qui a mis la main à la poche pour les acheter, et les traite depuis comme des biens d’intérêt public. « À l’occasion d’un changement de carrière, en 2017, j’ai découvert que ce modèle existait aussi dans le monde des énergies renouvelables », dit Tanuja Pandit.
Après avoir occupé des postes dans le management pour de grandes entreprises, elle s’est alors intéressée à Power Up North London, une coopérative de 240 membres qui tente d’impliquer les citoyens dans les énergies renouvelables, et a fini par en prendre la tête.
Désormais, lorsqu’elle se promène dans les rues du nord de Londres, elle ne voit plus des bâtiments, mais des occasions où développer l’énergie citoyenne. Ici, c’est le toit plat d’une salle de sport ou d’une maison médicale. Là, une église qui pourrait améliorer son isolation, son éclairage, et probablement bénéficier d’une pompe à chaleur. Plus loin, c’est aussi une, deux, trois écoles où elle a réussi à faire installer des panneaux solaires ces dernières années, en demandant aux gens du quartier de s’impliquer dans le projet.
Une école avec des panneaux solaires
Ce lundi matin de mars, dans la grisaille, elle monte sur le toit de l’école secondaire Regent High School pour inspecter les rangées de panneaux solaires alignés au-dessus du hall principal, installés par ses équipes à l’été 2024. « Ces panneaux produisent environ 10 % de l’électricité consommée par le bâtiment. Dans d’autres constructions, on arrive à la neutralité carbone — c’est un peu plus difficile pour les écoles », explique-t-elle.
Le conseil d’arrondissement de Camden a…
Auteur: Juliette Démas

