Face à la crise écologique, il faudrait « passer de la consommation au sacrifice, […] dans une ascèse qui signifie “apprendre à donner, et non simplement à renoncer” ». Hugo Degryse peut citer de mémoire ce passage du Laudato Si’, la lettre encyclique du défunt pape François. Écrite en 2015, elle est considérée comme un texte essentiel de l’écologie par une grande partie des catholiques.
Ancien séminariste, Hugo, 29 ans, est aujourd’hui professeur de mathématiques. Il a depuis longtemps « deux dadas dans la vie : l’écologie et Jésus-Christ ». Mais ce n’est que lorsqu’il a lu pour la première fois le Laudato Si’ qu’il s’est rendu compte qu’il devait envisager un « engagement sérieux et cohérent dans l’écologie en même temps que dans la foi ».
Comme lui, de nombreux catholiques ont été touchés par les messages écologistes portés par le pape François au cours de ses douze ans de pontificat. Si les précédents souverains pontifes s’étaient exprimés sur le sujet, aucun ne l’avait fait de manière aussi forte qu’avec le Laudato Si’ : dans ce texte, le pape critique sans détour les ravages environnementaux, la surconsommation, « l’utilisation irresponsable » des ressources naturelles : « Nous avons grandi en pensant que nous étions [l]es propriétaires [de la Terre] et ses dominateurs, autorisés à l’exploiter. »
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Hugo y a vu un encouragement : « Alors que l’écologie pouvait auparavant être perçue comme une question marginale, voilà que le pape de l’Église catholique nous dit : “go !” » Ce qui l’a surtout touché, c’est le lien entre écologie et aide aux plus démunis. Le Laudato Si’ « m’a aidé à comprendre que l’écologie est une œuvre de charité, un acte d’amour pour son prochain et pour les plus pauvres, qui sont ceux qui souffrent le…
Auteur: Nicolas Celnik

