Dans cet article, Vincent Rissier développe une analyse critique du courant écologiste qui – en lien avec ce terme proposé récemment par le philosophe Pierre Charbonnier – considère la guerre comme un instrument de l’écologie, contribuant ainsi à légitimer la relance actuelle de la course aux armements.
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« La préservation de la biodiversité est aujourd’hui une préoccupation majeure pour l’académie militaire Saint Cyr Coëtquidan. A travers son espace d’entrainement, elle s’efforce depuis de nombreuses années d’intensifier son implication en matière de protection de l’environnement. »
Les plans aériens de forêts alternent avec un plan de tank. Un split screen met côte à côte des soldats en entrainement et un zoom sur un papillon. Un blockhaus est filmé avec la légende « cache pour les chauves-souris ». « L’accès réglementé du terrain loin de toute urbanisation et sans utilisation de produits phytosanitaires a permis de développer une richesse faunistique et floristique exceptionnelle. Par cette coexistence l’académie militaire de Saint Cyr Coëtquidan démontre que les activités militaires opérationnelles et la préservation de la biodiversité peuvent totalement se compléter », conclue la voie off. Ceux qui ont regardé le tour de France sont peut-être tombés sur ce spot[1], réalisé par le Museum d’histoire naturelle et diffusé en direct le 12 juillet 2025, lors de la huitième étape.
L’effort de communication témoigne de l’enjeu pour l’armée de se doter d’un visage vert. « Les officiers me disent : “si on n’en parle pas, on n’arrivera pas à recruter” », témoigne Aurélien Saintoul, député LFI spécialiste des questions militaires[2]. Au fond, que l’armée fasse sa com’ n’a rien de surprenant. Différents corps armés, à commencer par ceux des États-Unis, ont par ailleurs développé depuis les années 1970 un corpus stratégique visant…
Auteur: redaction

