Encore un tour de magie macroniste. À entendre les soutiens du camp présidentiel et de ce gouvernement à la majorité parlementaire très précaire, il faudrait désormais croire qu’ils seraient les premiers défenseurs d’une « écologie populaire ». Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique du gouvernement de Michel Barnier, a semblé n’avoir que ce concept à la bouche depuis qu’elle a pris son poste à l’hôtel de Roquelaure, dans le 7e arrondissement de Paris.
L’écologie doit être populaire, c’est ma ligne. Elle ne doit être ni trop normative, ni trop punitive
A. Pannier-Runacher
Le 23 septembre lors de son discours de la passation de pouvoir, la ministre, qui s’autorevendique de gauche dans ce gouvernement de droite et de droite extrême, affiche son ambition : se lancer dans cette écologie dite populaire « où chacun y trouve son compte et son intérêt, et qui ne soit pas perçue comme une longue litanie de normes punitives ou restrictives de liberté ».
Sur le même sujet : L’écologie peut elle être populaire ?
« Une écologie qui ne soit pas, comme l’affirme le discours de l’extrême droite, le monopole des élites déconnectées, mondialisées et, surtout, qui en ont les moyens. Bref, il ne faut pas laisser croire que l’écologie est un sujet de riches », estime Pannier-Runacher qui cite notamment la facilitation de l’accès à des véhicules « plus propres » afin de « réduire la pollution de l’air, la pollution sonore, la facture de carburants » ou la rénovation des logements pour « lutter contre l’habitat indigne et la précarité énergétique ».
Le lendemain sur France bleu Nord, la ministre enchaîne. « Mon objectif, c’est que la transition écologique soit mise à la portée du…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Vanina Delmas

